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F. A.

Le village, c'est Montréal-la-Cluse. La victime, c'est Catherine Burgod, tuée de vingt-huit coups de couteau dans le bureau de poste où elle travaillait. Ce livre est donc l'histoire d'un crime. Il a fallu sept ans à Florence Aubenas pour en reconstituer tous les épisodes ? tous, sauf un. Le résultat est saisissant. Au-delà du fait divers et de l'enquête policière, L'Inconnu de la poste est le portrait d'une France que l'on aurait tort de dire ordinaire. Car si le hasard semble gouverner la vie des protagonistes de ce récit, Florence Aubenas offre à chacun d'entre eux la dignité d'un destin." />
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L'inconnu de la poste

Livre
05/02/2021

"La première fois que j'ai entendu parler de Thomassin, c'était par une directrice de casting avec qui il avait travaillé à ses débuts d'acteur. Elle m'avait montré quelques-unes des lettres qu'il lui avait envoyées de prison. Quand il a été libéré, je suis allée le voir. Routard immobile, Thomassin n'aime pas bouger hors de ses bases. Il faut se déplacer. Je lui ai précisé que je n'écrivais pas sa biographie, mais un livre sur l'assassinat d'une femme dans un village de montagne, affaire dans laquelle il était impliqué. Mon travail consistait à le rencontrer, lui comme tous ceux qui accepteraient de me voir."
F. A.

Le village, c'est Montréal-la-Cluse. La victime, c'est Catherine Burgod, tuée de vingt-huit coups de couteau dans le bureau de poste où elle travaillait. Ce livre est donc l'histoire d'un crime. Il a fallu sept ans à Florence Aubenas pour en reconstituer tous les épisodes ? tous, sauf un. Le résultat est saisissant. Au-delà du fait divers et de l'enquête policière, L'Inconnu de la poste est le portrait d'une France que l'on aurait tort de dire ordinaire. Car si le hasard semble gouverner la vie des protagonistes de ce récit, Florence Aubenas offre à chacun d'entre eux la dignité d'un destin.

Format :
236 pages ; 14,1 cm ? 20,6 cm ? 2,2 cm
EAN :
9782823609851
Prix :
19 ?
Classification :
Autre
Message d'information
Bibliothèque Localisation Sous localisation Public Cote Situation Statut
Bibliothèque Aigaliers Adulte Roman Adulte R AUB Emprunté prêtable

Florence Aubenas (née le à Bruxelles) est une journaliste française.

Elle a effectué la plus grande partie de sa carrière au sein du quotidien Libération comme grand reporter jusqu'à son départ en 2006 pour l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur puis Le Monde à partir d'avril 2012. Lors d'un reportage en Irak, en 2005, elle a été retenue en otage pendant plusieurs mois.

Florence Aubenas est la fille de Jacqueline Aubenas, journaliste, critique de cinéma et chargée de cours à l'Institut national supérieur des arts du spectacle et des techniques de diffusion INSAS (Belgique). Elle est la sœur de Sylvie Aubenas[1].

D'abord étudiante à l'école européenne d'Uccle à Bruxelles, puis diplômée du Centre de formation des journalistes (promotion 1984)[2], Florence Aubenas est journaliste pour Le Nouvel Économiste, avant d'entrer en 1986 à Libération. Elle a couvert de nombreux événements au Rwanda, au Kosovo, en Algérie, en Afghanistan et en Irak, ainsi que plusieurs grands procès en France. Elle s'est ainsi fait connaître pour sa couverture du procès d'Outreau, étant l'une des premières à exprimer ses doutes sur la culpabilité des prévenus finalement innocentés. En , alléguant un désaccord avec l'actionnaire principal Édouard de Rothschild, elle invoque la clause de conscience pour quitter Libération et rejoindre le Nouvel Observateur.

Du à juin 2012, elle est présidente de l’Observatoire international des prisons (OIP)[3].

De février à juillet 2009, elle prend un congé sabbatique, laissant circuler la rumeur qu'elle part au Maroc écrire un roman. Dans les faits, elle s'installe à Caen et s'inscrit à Pôle emploi pour chercher du travail. Elle mène une enquête sur la France des travailleurs précaires qui survivent avec un salaire inférieur au SMIC, comme l'avaient fait en Allemagne Günter Wallraff dans les années 1980 en se faisant passer pour un Turc, Elsa Fayner en France au cours des années 2000[4] ou Barbara Ehrenreich aux États-Unis. Après avoir enchaîné les petits boulots, elle travaille comme femme de ménage sur les ferrys au quai de Ouistreham. De cette expérience naît le livre Le Quai de Ouistreham, publié le , qui devient un succès de librairie avec 120 000 exemplaires vendus au 12 avril 2010 [5].

Florence Aubenas se met à travailler pour Le Monde à partir d'avril 2012, où elle couvre le conflit syrien du côté des rebelles de l'armée syrienne libre « pendant plus d'un mois »[6],[7]. Alors que la présence des groupes extrémistes islamistes est de plus en plus remarquée par les observateurs étrangers, elle ne mentionne à aucun moment la présence djihadiste, ce que Frédéric Pichon, chercheur et spécialiste de la Syrie, analyse comme révélateur de l'aveuglement des médias vis-à-vis de la révolte syrienne[8].

Le , Florence Aubenas est enlevée à Bagdad en compagnie de son fixeur, Hussein Hanoun al-Saadi à l'université de Bagdad lors d'un reportage sur les réfugiés de Falloujah.

Cet enlèvement survient plus de deux semaines après la libération des journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot. Il est probable que Florence Aubenas n'était pas ciblée[citation nécessaire] par les ravisseurs. Elle a été enlevée à l'université de Bagdad Jedida alors qu'elle réalisait un reportage sur les réfugiés de la ville de Falloujah qui vivaient dans des tentes sur le campus.

Une cassette déposée à l'agence Reuters de Bagdad et diffusée le 1er mars par Sky-Italia fait apparaître Florence Aubenas s'exprimant en anglais pendant 26 secondes. Elle semble très éprouvée par sa détention et déclare notamment que sa santé est très mauvaise. Elle est également psychologiquement atteinte. À la fin de la cassette, elle demande l'aide du député Didier Julia. Il n'est pas fait mention d'Hussein Hanoun. Les témoignages de Christian Chesnot et Georges Malbrunot, journalistes précédemment enlevés en Irak, incitent cependant à la réserve quant à l'interprétation de cette vidéo. Les ravisseurs semblent en effet employer un projecteur de lumière verte afin d'accentuer la fatigue des traits de leur victime, et lui avoir fait apprendre par cœur le message à donner devant la caméra. Elle a confirmé depuis n'avoir pas inventé le texte, ce qui était de toute façon plus qu'improbable.

Les autorités et la famille ont déclaré qu'une autre vidéo (sur support CD-ROM) leur avait été remise une semaine auparavant. En tout une quinzaine de « preuves de vie » sur CD-ROM sont diffusées par le chef des ravisseurs (aux Saoudiens, aux Libyens, aux Syriens, aux Jordaniens, etc.), toutes retransmises par les destinataires au gouvernement français.

Des comités de soutien se constituent durant leur captivité. Après 100 jours, le , de nombreux médias s'associent au concert de protestations. De nombreuses pétitions[9] sont également lancées. Le portrait géant de l'otage est exposé sur la façade de la Mairie de Paris.

Un communiqué du ministère des Affaires étrangères au matin du annonce la libération de Florence et Hussein la veille dans l'après-midi, et le retour de Florence en France dans la soirée[10]. Ils furent libérés après plus de cinq mois de captivité (157 jours). Son avion se pose peu après 19 h15 sur l'aéroport militaire de Villacoublay. Elle est accueillie par le chef d'État Jacques Chirac puis retrouve sa famille proche.

Le contact entre les autorités françaises et les ravisseurs semble bien avoir été établi par l'intermédiaire de Khaled Jasim (membre Irakien de l'équipe de Didier Julia) le 25 mars[11], et repris par l'intermédiaire de Karim Guellaty le 29 mai. Officiellement et pour ne pas encourager d'autres enlèvements, la France n'a pas versé de rançon, un article du Times évoque néanmoins plus de 15 millions de dollars réclamés par les ravisseurs et dix millions versés[12]. Dans un livre d'entretiens publié en 2016, François Hollande affirme que la France a bien payé une rançon[13].

Le , elle a été élue à la tête de l’Observatoire international des prisons (OIP)[3], responsabilité qu'elle occupe jusqu'en juin 2012.

Elle est aussi présidente du comité de soutien aux otages français Didier François et Édouard Élias, retenus en Syrie du 6 juin 2013 au 19 avril 2014[14],[15].

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